Test Nothing Phone (1) 2023 : tout ou rien

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Le 12 juillet 2022, une nouvelle marque s’invitait sur le marché ultra-concurrentiel des smartphones. Son nom prête à sourire : Nothing (rien). Fondée par les ex-leaders de OnePlus, la marque souhaite « créer un écosystème de produits parfaitement connectés avec un design raffiné, ramenant un souffle de nouveauté et de passion dans l’industrie ».

Après les ear(1), ses écouteurs sans fil, Nothing lance son second produit, le Phone (1). Entrer sur le marché des smartphones en 2022 est un pari un peu fou, mais les cadres de Nothing y croient. Et ce ne sont pas les seuls. Basée à Londres, l’entreprise est soutenue par GV (anciennement Google Ventures), Tony Fadell (inventeur de l’iPod), Kevin Lin (cofondateur de Twitch), Steve Huffman (cofondateur et PDG de Reddit) ou encore Casey Neistat (réalisateur, Youtubeur et cofondateur du réseau social Beme).

Après une levée de fonds spectaculaire, Nothing a donc pu mettre son plan en marche. Le 12 juillet, le Phone (1) était présenté au monde. Mais que vaut ce smartphone au design si singulier ? Apporte-t-il vraiment un vent nouveau sur un marché un peu ennuyeux ? Réponse après quelques jours de test.

Prix et disponibilité du Nothing Phone (1)

test nothing phone 1 prix

© Presse-citron

Le Nothing Phone (1) est disponible à partir de 469 euros (8/128 Go) en deux coloris blanc ou noir. Il se décline également en deux autres versions : 8/256 Go à 499 euros et 12/256 Go à 549 euros.

Pour leur retour sur le marché des smartphones, les anciens de OnePlus positionnent donc leur smartphone sur le créneau du milieu de gamme. Un segment ultra-concurrentiel occupé notamment pas Xiaomi, OPPO ou encore le leader Samsung.

Nothing Phone (1) 8+128 Go au meilleur prix
Prix de base : 469 €

Nothing Phone (1) 8+256 Go au meilleur prix
Prix de base : 499 €

Le Nothing Phone (1) a un design unique en son genre

test nothing phone 1 design

© Presse-citron

S’il est un domaine dans lequel Nothing tire son épingle du jeu, c’est bien celui du design. On pourrait même dire que la marque a concentré toute son énergie dans la conception de son smartphone. Une démarche plutôt intelligente à l’heure où tous les modèles se ressemblent et où il est difficile d’en trouver un qui sort du lot.

D’aucuns diront que le Phone (1) ressemble à l’iPhone 12. Il est vrai que, de face, il ne lui manque qu’une encoche (Nothing a préféré un petit poinçon), pour n’y voir que du feu. Son châssis en aluminium (100% recyclé), la disposition des boutons ou encore le positionnement à la verticale en haut à gauche des capteurs photo rappellent aussi le téléphone d’Apple. Mais il serait réducteur d’affirmer que le Phone (1) n’est qu’une autre copie de l’iPhone.

Car le smartphone de Nothing est de loin le plus original qu’il nous ait été donné de tester. Pour se démarquer, le Phone (1) affiche un design transparent. Mais Nothing ne s’est pas contenté d’apposer une plaque de verre transparente au dos de son téléphone.

Pour un rendu plus propre, chaque composant a fait l’objet d’un travail d’habillage du plus bel effet. Certains composants ont même été fabriqués sur mesure pour répondre aux exigences des designers.

Nothing inaugure Glyph, une fonctionnalité liant logiciel et matériel. Au dos du smartphone, des LED sont positionnées discrètement dans les différents éléments de design. Selon les personnes qui appellent, envoient des messages ou selon les notifications que l’on reçoit, les LED s’allument en suivant un schéma prédéfini. Ces schémas sont personnalisables à souhait et peuvent être assignés aux différents contacts / applications.

Nothing a aussi intégré une petite LED rouge qui s’allume lorsque l’on filme (en souvenir des bons vieux caméscopes). Une autre LED indique l’avancée de la charge.

D’aucuns diront que Glyph est une fonctionnalité gadget. Nous nous accorderons sur le fait que passé l’effet de nouveauté, ce jeu de LED n’apporte pas grand chose en termes d’usage. Mais ce système a au moins le mérite de faire du Phone (1) un appareil résolument différent.

Et à l’usage alors ? Le Phone (1) est un grand smartphone (avec son écran de 6,55’’), aussi l’utilisation à une main relève de la contorsion. Mais ses lignes et son poids contenu le rendent agréable à utiliser au quotidien. Nothing a en plus soigné les détails en intégrant par exemple un moteur de vibration haut de gamme apportant beaucoup de confort.

Ajoutons à cela une certification IP53, une protection en verre Gorilla Glass 5 de Corning ainsi que l’utilisation à 50% de matériaux recyclés.

Alors oui, le Phone (1) ne révolutionne pas le marché des smartphones. Oui, Nothing en a peut-être fait un peu trop pour teaser l’arrivée de son premier téléphone. Mais son design reste le plus original du moment. Et ce n’est déjà pas si mal.

L’écran OLED du Nothing Phone (1) est tout simplement exceptionnel

test nothing phone 1 ecran

© Presse-citron

L’histoire de l’écran du Nothing Phone (1) est assez cocasse. À l’origine, les ingénieurs avaient prévu d’intégrer une dalle OLED au rapport qualité-prix imbattable, histoire de proposer leur smartphone à un prix contenu. Manque de chance, la pénurie de composants passant par là, le fournisseur a réservé ces dalles à un constructeur majeur (dont nous tairons le nom). Résultat, Nothing a dû opter pour une dalle deux fois plus chère, mais en théorie plus qualitative.

Dans les faits, le Nothing Phone (1) dispose d’un écran OLED de 6,55’’ avec une définition Full HD et une compatibilité HDR10+. Nothing promet un taux de contraste de 1 000 000:1 ainsi qu’une luminosité maximale de 1 200 nits. Quant au taux de rafraîchissement il grimpe jusqu’à 120 Hz et est adaptatif (oscille entre 60 et 120 Hz selon les usages).

test nothing phone 1 android 12

© Presse-citron

Il en résulte que l’écran du Nothing Phone (1) se hisse parmi les références dans cette gamme de prix. Il se paie même le luxe de se frotter aux meilleurs modèles du marché. Pour atteindre le meilleur niveau, il lui manque tout de même une calibration plus précise ainsi qu’une luminosité supérieure.

Néanmoins, soulignons le travail d’ingénierie. Pour concevoir l’écran, ils ont utilisé une dalle flexible qui se recourbe sur les bordures du châssis. Ainsi, à l’instar de l’iPhone, le Phone (1) affiche des bordures extrêmement fines pour un écran plat très confortable au quotidien. Le tout avec une protection Gorilla Glass 5 de Corning. Un régal.

Le Nothing Phone (1) a une excellente autonomie taillée pour 2023

test nothing phone 1 autonomie

© Presse-citron

Au regard de sa taille d’écran et de sa batterie de « seulement » 4 500 mAh, nous n’étions pas très optimistes quant à l’autonomie du Phone (1). Finalement, nous sommes agréablement surpris.

Grâce à l’intégration d’une puce moins gourmande en ressources et au choix d’une version pure d’Android, Nothing a réussi à optimiser la consommation d’énergie de son premier smartphone.

Le Phone (1) se positionne donc dans le haut du panier avec une autonomie de près de deux jours pour une utilisation polyvalente. Les utilisateurs portés sur la vidéo atteindront une journée et demie sans sourciller. Une belle prouesse.

Avertissement aux joueurs qui verront la batterie fondre comme neige au soleil. Avec les jeux 3D récents (Call of Duty Mobile, Fortnite, Genshin Impact etc.) la batterie peut perdre jusqu’à 10% en un peu plus de 15 minutes.

Vous allez aimer l’appareil photo du Nothing Phone (1)

test nothing phone 1 qualite photo

© Presse-citron

Le anciens de OnePlus semblent avoir compris que venir se frotter à Apple, Samsung, Huawei et OPPO sur le terrain de la photographie est quasi mission impossible, à moins d’investir une petite fortune en ingénierie. Autant dire que pour une petite marque londonienne qui démarre, ce serait presque du suicide.

Nothing opte donc pour une configuration classique. Son Phone (1) ne fait pas dans la surenchère, n’embarque pas une multitude de capteurs dont la moitié serait inutile. Non, le Phone (1) intègre un objectif grand-angle et un objectif ultra grand-angle, bien assez pour apporter suffisamment de polyvalence à la cible visée. Pour les plus techniques, voici la configuration exacte du module photo :

  • un objectif grand-angle (f/1,88) équivalent 24 mm ; capteur Sony IMX766 de 50 Mpxl (1/1,56’’ ; photosite 1 um) ; stabilisation optique et numérique
  • un objectif ultra grand-angle (f/2,2) ; capteur Samsung JN1 de 50 Mpxl (1/2,76’’) ; champ de vision 114° ; stabilisation numérique
  • à l’avant un objectif grand-angle (f/2,45) ; capteur Sony IMX471 de 16 Mpxl (1/3,1’’)

Tout ce beau monde s’accompagne bien sûr d’une bonne dose d’algorithmes afin d’affiner le traitement des photos. Alors, est-il un bon photophone ce Phone (1) ?

Dans l’ensemble, oui. En positionnant son smartphone moins de 500 euros, Nothing se donne le droit de ne pas être parfait. Le capteur principal du Phone (1) répond parfaitement à nos attentes. Et même si dans certaines situations on aurait aimé un peu plus de détails, des couleurs un peu moins criardes ou un détourage plus précis sur les portraits, l’ensemble reste très correct.

L’ultra grand-angle se montre lui aussi convaincant même si les clichés sont moins détaillés que ceux shootés au grand-angle (ce qui est assez logique). On regrette un peu plus que Nothing n’ait pas porté plus d’attention au traitement des couleurs qui sont nettement plus ternes sur les clichés pris à l’ultra grand-angle.

En basse lumière, le Phone (1) se révèle correct. S’il n’atteint pas le niveau des meilleurs du marché, il permet tout de même d’obtenir des clichés exploitables de nuit. Seul petit défaut : le temps de pose de 5 secondes du mode nuit et un poil trop long.

Reste que pour ce prix, le Phone (1) est un bon photophone. S’il ne surclasse pas ses concurrents, il a au moins le mérite de ne pas commettre de gros faux pas. Nothing a en plus eu quelques bonnes idées. On pense par exemple à l’utilisation de l’ultra grand-angle pour capturer des photos en macro. On pense aussi à l’utilisation des LED du Glyph pour donner de l’éclat aux photos de nuit, sans prendre le risque de brûler les sujets (comme c’est souvent le cas avec un flash).

Les performances du Nothing Phone (1) : c’est un peu mou

test nothing phone 1 performances

© Presse-citron

Akis Evangelidis, directeur marketing de Nothing (ex-VP de OnePlus France), explique que la démarche de la marque est différente de celle de OnePlus. L’idée n’est pas de proposer un « flagship killer », le terme étant largement galvaudé et le nombre de smartphones à l’excellent rapport qualité-prix ayant explosé.

Pour limiter les coûts, Nothing s’est donc tourné vers une puce milieu de gamme de Qualcomm, la Snapdragon 778G+ (avec un « G » comme « Gaming ») fondue par TSMC (6 nm). Au delà du coût du composant, le constructeur explique avoir voulu éviter les problèmes de chauffe que rencontrent les autres marques avec la Snapdragon 8 Gen 1, puce la plus puissante du moment avec celles d’Apple.

Si ce discours s’entend, on aurait tout de même aimé une configuration plus musclée. La Snapdragon 778G+, bien qu’accompagnée de 8 ou 12 Go de RAM LPDDR5 et d’un stockage en UFS 3.1, est parfois à la peine. Nothing assure que ce processeur répond aux besoins de 99% des utilisateurs, nous en doutons.

Dès que l’on sollicite le Phone (1) pour des usages gourmands en ressource, il montre des signes d’essoufflement. On a connu Carl Pei plus à cheval sur la fluidité et la rapidité, deux critères que le Phone (1) ne remplit pas complètement, notamment lorsque l’on accumule le nombre d’applications ouvertes ou que l’on joue (malgré le « G » de « Gaming »).

Cela ne signifie pas que le Phone (1) est à la ramasse, mais il n’est pas à la hauteur de ce que l’on trouve dans cette tranche de prix. Augurons qu’un peu d’optimisation logicielle permettra d’améliorer tout cela dans les semaines et mois à venir.

L’interface reste encore criblée de bugs

test nothing phone 1 interface

© Presse-citron

Nothing étant l’oeuvre de l’ancienne équipe originelle de OnePlus, on s’attendait à une interface légère, fluide et personnalisable à souhait. Nous en attendions peut-être trop. Le constructeur se contente ici d’intégrer Android 12 dans sa version la plus pure. Un choix qui permet normalement d’offrir une expérience fluide et légère.

Malheureusement, Nothing ne remplit pas vraiment le contrat. La partie logicielle connaît trop souvent des bugs et ralentissements. Surtout de trop nombreuses applications sont victimes de crash, sans aucune explication.

Nothing aurait pu se rattraper en proposant davantage de fonctionnalités maison. Mais en dehors de quelques icônes et la fonction Glyph, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent.

Mettons cela sur le dos de la jeunesse de la marque et espérons que les petits problèmes de fluidité seront résolus au gré des mises à jour. Espérons.

Nothing emboîte le mouvement et des smartphones vendus sans chargeur

test nothing phone 1 chargeur

© Presse-citron

Si, pour les besoins de notre test Nothing nous a fourni le meilleur chargeur possible, le Phone (1) est bien livré sans. Si vous avez déjà un chargeur rapide (jusqu’à 33W) vous avez de la chance puisque le Phone (1) prend en charge cette puissance. On s’étonne donc du chargeur proposé par la marque d’une puissance de 45 W, mais passons, il peut permettre de recharger d’autres appareils.

Bien décidé à fournir une expérience premium, Nothing rend son Phone (1) compatible avec la recharge sans fil Qi jusqu’à 15 W et la charge inversée (5 W).

Qu’en est-il des temps de charge ? Et bien ce n’est pas vraiment la joie. Avec le chargeur filaire de 45 W fourni par Nothing, nous avons gagné 25% à peine en 15 minutes en partant de 30% de batterie restante. Une charge complète nécessite une charge d’environ 1h30. C’est bien trop lent par rapport à ce que propose la concurrence. Evidemment, la charge sans fil ne fait pas mieux.

Vous l’aurez compris, le choix de ne pas fournir le chargeur est un vrai point noir. Que les smartphones à 200 euros n’en incluent pas, nous pouvons le comprendre. Les anciens chargeurs permettent de toute façon d’exploiter leur plein potentiel.

En revanche, un smartphone à près de 500 euros, qui inclut en prime des recharges très rapides, devrait être livré avec son chargeur. La marque a au moins l’honnêteté de ne pas invoquer une démarche écologique. C’est toujours cela de pris.

Nothing Phone (1) 8+128 Go au meilleur prix
Prix de base : 469 €

Nothing Phone (1) 12+256 Go au meilleur prix
Prix de base : 549 €

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Notre avis sur le Nothing Phone (1) : faut-il l’acheter en 2023 ?

Ne vous faites pas d’illusion, le Phone (1) ne révolutionne pas le genre. Techniquement, Nothing livre un smartphone capable du meilleur comme du pire. Chez Nothing, c’est donc tout ou rien.

Parmi ses points faibles, les performances justes et l’interface victime de trop de bugs sont sans doute les plus ennuyeux au quotidien. L’absence de chargeur dans la boîte nous chagrine aussi quelque peu. Néanmoins, son très bel écran, son excellente autonomie et son appareil photo convaincant en font un modèle intéressant dans cette gamme de prix.

La vraie originalité du Phone (1) est bien sûr son design transparent qui détonne à coup sûr, même en 2023. Et si le Glyph est un peu gadget, il a au moins le mérite de différencier le Phone (1) de ses concurrents. Et sur un marché aussi concurrentiel, c’est déjà énorme.

Nothing Phone (1)

Dès 469€

test nothing phone 1

Performances et interface


7.0/10

Autonomie et recharge


8.0/10

Rapport qualité-prix


7.5/10

On aime

  • Design original
  • Ecran réussi
  • Excellente autonomie et charge sans fil (inversée)
  • Bon appareil photo
  • Prix abordable

On aime moins

  • Performances trop justes
  • Pas de chargeur fourni (et charge lente)
  • Trop de bugs
  • Interface un peu light


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